La pratique
Les armes.
Le bokken, le jo et le tantō : les armes de bois utilisées dans la pratique de l’Aïkido.
Dans l’Aiki Chokkan-teki
Des outils pédagogiques
Le bokken et le jo sont utilisés comme outils pédagogiques pour développer :
- distance
- timing
- précision
- engagement
- perception
- ligne d’attaque
Le travail des armes reste relié au travail à mains nues.
Charte de l’Aiki Chokkan-teki — Les armes Lire la charte
Le sabre de bois
Le bokken 木剣
- Nom
- bokken 木剣, littéralement « sabre de bois »bokutō 木刀, nom généralement utilisé au Japon
- Forme
- Sabre japonais en bois reprenant la taille et la forme du katana
- Garde
- Avec ou sans tsuba, la garde qui protège les mains
Le bokken est employé dans l’Aïkido, le iaidō, le jōdō, le kendō, le kenjutsu et le ninjutsu. Il est également utilisé pour l’entraînement au chanbara.
Utilisé à l’origine pour l’entraînement, il est aussi devenu une arme de combat. Le samouraï Miyamoto Musashi est réputé pour ses combats au bokken, notamment lors de son duel contre Kojirō Sasaki. Le bokken est l’arme par excellence du kenjutsu dans la plupart des koryū.
Comme les katana, les bokken ont suivi leur époque : chaque école traditionnelle historique — Tenshin Shōden Katori Shintō-ryū, Kashima Shintō-ryū, Yagyū-ryū, Yagyū Shinkage-ryū, Hyōhō Niten Ichi-ryū, etc. — possède des caractéristiques physiques (poids, courbure, longueur, pointe, épaisseur) adaptées à sa technique.
Texte adapté de l’article « Bokken » de Wikipédia, sous licence CC BY-SA 4.0.
Le bâton moyen
Le jo 杖
- Nom
- jō 杖, ou bâton moyen
- Dimensions
- 1,28 m de long et 2,6 cm de diamètre environ
- Pratique
- Aïkido (aiki-jō), jōdō, jōjutsu
Le jo est une arme traditionnelle japonaise en bois. De taille moyenne, il se différencie du bō (bâton long), du tanbō (bâton court) et du hanbō (« demi-bâton »).
Il est l’objet du jōjutsu ou jōdō, art du maniement du jo face à un adversaire armé d’un sabre (représenté par un bokken). Il est également employé dans le cadre de l’aiki-jō, élément de l’Aïkido : soit pour le désarmement à mains nues d’un attaquant armé d’un jo, soit dans des kata d’harmonisation à deux pratiquants maniant chacun un jo.
Le jo est réputé avoir été conçu par l’escrimeur Musō Gonnosuke qui, après une défaite face à Miyamoto Musashi, cherchait une arme suffisamment longue pour avoir un avantage d’allonge significatif sur le sabre, mais suffisamment courte pour rester plus maniable que la lance (yari) ou le bō.
Aujourd’hui, il est toujours utilisé par certaines forces de police japonaises.
Texte adapté de l’article « Jō (arme) » de Wikipédia, sous licence CC BY-SA 4.0.
Le couteau de bois
Le tantō 短刀
- Nom
- tantō 短刀, l’équivalent d’un poignard ou d’une dague japonaise
- Lame
- Légèrement courbe, à un seul tranchant, de moins de 30 cm (1 shaku)
- En Aïkido
- Pratiqué uniquement sous la forme dori (désarmement)
Description
Le tantō est un sabre japonais légèrement courbe, à un seul tranchant, dont la lame mesure moins de 30 cm. Sa structure est généralement semblable à celle du katana, à la différence près qu’il est bien plus court et moins courbé. En général, sa forme est hira-zukuri (style plat).
Selon la classification en usage dans le Japon médiéval, le mot tantō désigne de façon générique les armes dont la lame atteint au maximum une longueur de 1 shaku (1 shaku = 30 cm). Cependant, le tantō se caractérise aujourd’hui davantage par une forme spécifique de lame que par sa dimension.
Selon sa monture, il peut s’appeler tantō (s’il est glissé dans la ceinture) ou kaiken (s’il est caché dans les vêtements). Il se distingue de l’aiguchi par la présence d’une garde (tsuba).
Fabrication
Le forgeage hagane-maru (ou simplement maru) fait appel à une seule nuance d’acier dur, contrairement aux aciers feuilletés, qui associent des aciers de différentes duretés au cœur et en surface de la lame. Nuance : acier 1045 (acier dur, 0,45 % de carbone).
Le forgeage en sandwich d’acier est appelé kobuse-gitae. Il s’agit de la forme la plus commune pour la construction d’un sabre. Nuance : acier 1095 (acier dur, 0,95 % de carbone).
Histoire et usages
Le tantō constituait une arme pratique que les bushi conservaient presque toujours sur eux pour se défendre. Discret et peu encombrant, il pouvait se dissimuler facilement. Il était principalement porté par les samouraïs ; il était rare que les gens ordinaires en possèdent un.
Surtout utilitaire, il était souvent changé par le samouraï, contrairement au wakizashi et au katana, qui s’usaient moins rapidement. Porté à la ceinture, du côté droit, il pouvait être dégainé très rapidement. Parfois, un samouraï en portait même plusieurs, disséminés dans ses vêtements (notamment dans la veste du kimono).
Les femmes portaient souvent sur elles un petit tantō nommé kaiken (plus petit que le tantō, environ 15 cm), glissé dans leur obi (la ceinture qui fait tenir le kimono), afin de se défendre. De par sa taille, le tantō était une arme facile à cacher, pour les hommes comme pour les femmes : on a même découvert que certains tantō avaient été fabriqués pour être dissimulés dans un éventail prévu à cet effet.
Plus souvent utilisé par les samouraïs et les ninjas, le tantō est une arme redoutablement dangereuse. Fait de la même manière que le katana et le wakizashi, il complétait l’armement du samouraï : armure, casque, katana, wakizashi et, bien sûr, tantō. Le samouraï utilisait cette arme presque en dernier recours : s’il perdait son katana, son wakizashi, ou les deux, la seule arme mortelle qui lui restait était le tantō.
Il existe différents modèles de cette dague : à lame en courbe prolongée, à lame semi-courbe, à lame droite. Certains ont même des dents, mais ceux-ci ne sont pas traditionnels du Japon : la plupart des armes ont souvent été modifiées.
Autrefois utilisé comme arme lancée, le tantō sert parfois d’outil d’entraînement pour l’autodéfense, où il remplace le couteau. Son maniement est encore aujourd’hui enseigné dans bien des arts martiaux, traditionnels ou non.
Le tantō d’entraînement
En chêne blanc, assemblé à la main et non laqué, il ne glisse pas, même dans des mains humides. Sa structure massive et l’absence de pointe permettent un travail de tantō dori en toute sûreté : il permet de travailler les mouvements appris en se mettant en situation réelle d’attaque et de défense.
Texte adapté en partie de l’article « Tantō » de Wikipédia, sous licence CC BY-SA 4.0.
Rei envers les armes
Le salut aux armes
En Aïkido, on utilise quelques armes : le bokken (sabre de bois), le jo (bâton entre 3 et 4 pieds) et le tantō (couteau en bois).
Lorsque vous les utilisez, elles deviennent un prolongement de vous-même et vous permettent d’améliorer votre Aïkido. À ce titre, le respect leur est dû.
- Avant et aprèsAvant et après l’utilisation d’une de ces armes, saluez le kamiza.
- À deux mainsEn saluant, tenez l’arme avec les deux mains, à la hauteur des yeux.
- Lame vers soi, pointe à gaucheLa lame tournée vers vous et la pointe vers la gauche (pour le bokken et le tantō).
- Avec égardsÉvitez de les lancer, de les piétiner ou de les enjamber.
Aiki Chokkan-teki
Dojo en recherche
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